Tout a commencé pendant un cours de droit bancaire international, où on apprenait que les banques s’en sortent toujours. J’ai regardé autour de moi. L’amphi n’était pas immense, mais il était plein. Les autres étudiants prenaient des notes, écoutaient religieusement (bon, presque tous). Mais… quelque chose ne sonnait plus juste.
Lorsque j’ai quitté le cours, j’ai décidé que je n’y retournerai plus.
A la place, je suis entrée dans une école de psychanalyse, là où ma propre psy avait son cabinet.
Au début, j’ai adoré. La psychanalyse, c’est hyper stimulant intellectuellement, pis c’est régi par un principe simple : soit t’as tort, soit j’ai raison. Le but étant de bien faire comprendre au patient que peu importe qu’il soit pas d’accord avec ce qu’on lui dit, l’analyste a toujours raison (oui, certaines formations sont plus subtiles que d’autres mais bon).
J’ai lu une grande partie de ce qu’a écrit Freud, pensant que c’était génial, et j’essayais de convaincre les novices de l’immense efficacité de la psychanalyse (alors que ma psy ne faisait pas réellement de psychanalyse).
J’étais douée (j’ai d’ailleurs eu 20/20 à l’examen final).
Pis… ma psy me fait une séance d’hypnose et je trouve ça super.
Hop, je m’inscris dans une école d’hypnose, je fais le cursus de praticienne, j’enchaîne avec les spécialisations, en même temps que je continue mon parcours en psychanalyse.
Et là, ça coince. Parce que les postures enseignées sont pas du tout les mêmes. Voire carrément opposées.
D’un côté, t’es un sachant avec tes théories obscures, de l’autre côté, t’as une posture plus humble, où tu t’adaptes à ta cliente, tu construis ta séance en fonction d’elle, tu interprètes pas les symboles qui lui viennent.
Petit à petit, je me suis éloignée de la psychanalyse, jusqu’à la renier : j’ai fini par découvrir que c’était une approche très controversée, plutôt de l’ordre de la pseudo-science (à ce propos, le podcast Méta de Choc est très intéressant).
En 2014, j’ouvre mon cabinet d’hypnothérapie. Je voyais l’hypnose comme un outil presque miracle, capable de guérir quasi-tout. 10 ans après, j’ai pris pas mal de recul.
L’hypnose est un super outil, qui aide à aller mieux, mais qui n’est pas miraculeux (d’ailleurs, aucun outil n’est miraculeux).
Je me suis détachée petit à petit des concepts new age qui avaient imprégné ma pratique, comme la loi de l’attraction.
J’ai découvert en 2016 les techniques d’impact, que j’ai beaucoup aimé, je m’y suis formée à partir de 2018.
Cette approche, plus interactive, plus concrète, plus dynamique m’a parlée tout de suite. Avec la thérapie d’impact, fini de rester assise sur ma chaise pendant une heure : je me lève, prends des objets, déplace des chaises…
Mes séances sont devenues de plus en plus efficace.
En 2021, je contacte le fondateur, Ed Jacobs, pour que je puisse former les pros à la thérapie d’impact. C’est chose faite et si ça vous intéresse, vous trouverez plein d’infos sur mon autre site : therapiedimpact.fr
Mon prochain objectif est de me spécialiser en psychotrauma complexe.
